Calculer sa date d'accouchement (DPA) pas à pas

Premier jour des dernières règles plus 41 semaines : le calcul tient en une ligne, mais les cycles longs et l'échographie de datation le corrigent souvent.

Mis à jour le 10 septembre 2026

DPA = premier jour des dernières règles + 41 semaines, soit 287 jours. Pour un cycle différent de 28 jours, ajoutez ou retranchez l'écart : un cycle de 32 jours décale la date de 4 jours plus tard. Le calcul automatique se fait sur le calculateur du hub.

La méthode de calcul, étape par étape

  1. Repérez le premier jour de vos dernières règles Pas le dernier, pas la date du rapport : le premier jour du saignement, qui marque le jour 1 du cycle et le point zéro des semaines d'aménorrhée.
  2. Ajoutez 287 jours, soit 41 semaines C'est la durée retenue en France pour le terme. La règle de Naegele, plus répandue à l'étranger, ajoute 280 jours (40 semaines) en retranchant trois mois et en ajoutant sept jours à la date des dernières règles ; l'écart d'une semaine entre les deux méthodes explique la plupart des divergences entre calculateurs.
  3. Corrigez selon la longueur de votre cycle Le calcul suppose une ovulation au 14e jour. Ajoutez la différence si vos cycles sont plus longs, retranchez-la s'ils sont plus courts : cycle de 32 jours, +4 jours ; cycle de 24 jours, −4 jours.

Un exemple chiffré complet

Dernières règles commencées le 1er mars 2026.

HypothèseCalculDate prévue d'accouchement
Cycle de 28 jours, terme français à 41 SA1er mars + 287 jours13 décembre 2026
Cycle de 28 jours, convention à 40 semaines1er mars + 280 jours6 décembre 2026
Cycle de 32 jours13 décembre + 4 jours17 décembre 2026
Cycle de 24 jours13 décembre − 4 jours9 décembre 2026

Dans cet exemple, la même grossesse peut donc être annoncée du 6 au 17 décembre selon la convention et le cycle retenus. C'est la raison pour laquelle la date issue de l'échographie prime ensuite sur tous ces calculs.

Cycles irréguliers, longs ou date inconnue

Le calcul par les dernières règles suppose une ovulation prévisible. Il devient peu fiable dans plusieurs situations courantes.

  • Cycles irréguliers ou syndrome des ovaires polykystiques : l'ovulation peut survenir au 20e comme au 40e jour, ce qui fait varier la date prévue de plusieurs semaines.
  • Arrêt récent de la pilule : le saignement de privation qui suit l'arrêt n'est pas de vraies règles ; le premier cycle spontané est souvent plus long.
  • Grossesse sans retour de couches, pendant l'allaitement : aucune date de règles n'existe, seule l'échographie date la grossesse.
  • Saignements de nidation confondus avec des règles : ils surviennent une dizaine de jours après la fécondation et sont plus brefs et plus légers.
  • Fécondation in vitro : la date de ponction ou de transfert donne un calcul bien plus précis, décrit sur la page dédiée à la FIV.

Dans tous ces cas, ne cherchez pas à forcer le calcul : une échographie du premier trimestre tranchera de toute façon.

Le recalage par l'échographie de datation

Entre 11 SA et 13 SA + 6, la mesure de la longueur cranio-caudale de l'embryon date la grossesse à environ cinq jours près. C'est la mesure la plus fiable dont on dispose, car les embryons grandissent à un rythme très homogène à ce stade ; plus tard, les différences de croissance individuelle rendent la datation beaucoup moins précise.

Si l'écart entre la date calculée sur les règles et la date échographique dépasse cinq à sept jours, c'est la date échographique qui est retenue et inscrite dans le dossier. Elle devient alors la référence pour tout le suivi : fenêtres des échographies suivantes, terme, surveillance de fin de grossesse. Le principe est détaillé sur la page de datation par échographie. Un recalage n'est ni une erreur ni un mauvais signe : il corrige simplement l'hypothèse d'une ovulation au 14e jour.

Ce que la date prévue déclenche vraiment

La DPA sert moins à savoir quel jour naîtra le bébé qu'à caler un calendrier administratif et médical.

RepèrePosition par rapport à la DPA
Déclaration de grossesseAvant la fin de la 14e SA, soit environ 6 mois avant
Échographie morphologiqueEntre 20 et 25 SA
Congé maternité prénatal6 semaines avant la DPA pour un 1er ou 2e enfant, 8 à partir du 3e, 12 pour des jumeaux
Surveillance rapprochéeÀ partir de la DPA, c'est-à-dire 41 SA
Déclenchement proposéAvant 42 SA, soit une semaine après la DPA

Moins de 5 % des bébés naissent le jour prévu, et la grande majorité des naissances se répartissent entre 37 SA et 41 SA. Une naissance après la date prévue est traitée sur la page du dépassement de terme ; la définition exacte du terme français est expliquée sur la page du terme de grossesse. Pour savoir où vous en êtes aujourd'hui plutôt qu'à l'arrivée, voyez le calcul des semaines de grossesse.

Contactez la maternité quelle que soit la date prévue si vous perdez du liquide, si vous saignez, si les contractions deviennent régulières et douloureuses avant 37 SA, si le bébé bouge nettement moins, en cas de fièvre supérieure à 38 °C, de maux de tête intenses avec troubles visuels ou de gonflement brutal du visage et des mains. La DPA n'est pas une échéance à attendre passivement.

Questions fréquentes

Pourquoi 41 semaines et non 40 ?

Les deux conventions coexistent. Les maternités françaises retiennent 41 SA comme terme, tandis que la règle de Naegele, d'origine anglo-saxonne, fixe la date à 40 semaines. La grossesse dure le même temps : seule la date affichée comme « prévue » diffère d'une semaine.

Peut-on calculer la DPA à partir de la date de conception ?

Oui : ajoutez 39 semaines, soit 273 jours, à la date de conception estimée, puisque celle-ci survient environ deux semaines après le début des dernières règles. La méthode inverse est détaillée sur la page date de conception.

La date change-t-elle après la première échographie ?

Souvent de quelques jours, parfois d'une à deux semaines si les cycles étaient longs ou irréguliers. La date corrigée remplace alors la précédente dans le dossier, y compris pour le calcul du congé maternité.

La DPA est-elle la même pour des jumeaux ?

Le calcul est identique, mais l'accouchement survient en pratique plus tôt : la plupart des grossesses gémellaires se terminent entre 36 et 38 SA, et la surveillance est renforcée à partir du deuxième trimestre.

Sources : Haute Autorité de Santé, suivi et orientation des femmes enceintes ; CNGOF, datation de la grossesse et grossesse prolongée ; Assurance Maladie (ameli.fr), calendrier de la grossesse et congé maternité ; Santé publique France, enquête nationale périnatale.